Salut à tous,
j'étais sur un autre front; je reviens partager de tendres souvenirs avec vous.
Quand j'étais tout gamin, je rejoignais souvent le vieux Ewen, assis sur le calvaire de Kernévez (pron. Guernéwé), à La Roche.
Ma grand-mère l'appelait :
Ewen koz.
Je n'ai jamais su s'il s'agissait de
Ewen, ou de
Erwan.
Le beau-père de l'une de mes tantes, toujours à la Roche-Derrien, s'appelait :
Jozon.
Ma grand-mère s'appelait Maria, à l'Etat civil. Pour ceux du pays, elle s'appelait
Maïa; et puisqu'elle était mariée à Francis, on la qualifiait donc :
Maïa Sis.
Mon oncle aîné s'appelait Alexandre. En famille, c'était donc
Zant, voir
Sant.
Ma tante Marie se faisait donc appeler
Maï.
Ma mère, Françoise, se faisait appeler
Soaz.
Jean se faisait appeler comme en français.
René se faisait appeler
Réné.
Louis : comme en français.
Lucienne : comme en français.
Anne : comme en français.
Mais, pour les Anne (s) de la génération d'avant, c'était
Annañ.
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Parmi mes cousines, je trouvais, dans le langage familial, une Maï-Louise, une Maï-Soaz.
Je confirme par ailleurs Hyacinthe = Señt; Emmanuel =Mãnuel
Pour Yves, nous avions, à l'origine, Erwan. Plus près de nous, nous avions Iff, ou Iffig (petit-Yves).
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Les diminutifs sont nombreux : Soazig, Louizig, Annaig, Maïvonig, ... Iffig, Polig / Paolig, Perig / Pierig, etc ...
JCE

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"Ne te borne pas seulement à respirer avec l'air qui t'environne, mais à penser désormais avec l'intelligence qui environne tout. La force intelligente, en effet, n'est pas moins répandue partout, et ne s'insinue pas moins, en tout être capable de s'en pénétrer, que l'air en tout être qui peut le respirer".
Marc-Aurèle. Pensées pour moi-même. Livre VIII; verset LIV".