Les graphies en
I et en
Y ont effectivement coexisté, jusqu'au moment ou les linguistes bretons ont opté pour le
I.
Et ce cas n'est pas spécifique au nom
TI / TY désignant la maison, puisqu'il concerne tous les noms en
Y.
Ainsi, les noms de rivières Jaudy > Ieodi, Guindy > Gindi, etc ...
Mais, curieusement, lorsque Ogée écrit
Troguendi (en Tonquédec), en 1780, Marteville et Varin l'écrivent
Troguindy en 1843 ! Raisonnement inversé, et en plus par des gens d'une immense culture.
Pour les datations, voir le
dictionnaire étymologique du breton, par Albert Deshayes. Il y en a 3 colonnes !
Ceux qui ont écrit
TY l'ont fait avec un sentiment positif à l'égard de la Bretagne et de la langue bretonne, et ce n'étaient pas que des touristes !

Comme me l'avait dit, en son temps, l'Abbé LECLERC, de Buhulien, puriste de la langue bretonne : "
Gwelloc'h eo drailhan un tamm brezhoneg bennag 'vit pas komz brezhoneg ebet".
Tant il est vrai que ce n'est pas en fermant la porte aux autres qu'on les incite à venir. Il en est de même pour la langue bretonne.
Celui qui se propose d'écrire
TY .... sur sa maison a déjà fait plus que la moitié du chemin.
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JCE

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"Ne te borne pas seulement à respirer avec l'air qui t'environne, mais à penser désormais avec l'intelligence qui environne tout. La force intelligente, en effet, n'est pas moins répandue partout, et ne s'insinue pas moins, en tout être capable de s'en pénétrer, que l'air en tout être qui peut le respirer".
Marc-Aurèle. Pensées pour moi-même. Livre VIII; verset LIV".