Pour info :
"13. Dans les additions au Dict. breton-français de Le Gonidec, H. de la Villemarqué rapproche
adar d’un nom breton d’oiseau,
adan, mais ils ne sont pas identiques (cf.
Gloss. 18).
J’ai signalé, à l’occasion, quelques-unes de ses méprises en lexicographie, comme la confusion de corn(
ouaillais) avec corn(
ique) pour
als, côte,
aedlen (
aidlen) sapin ; cf. R. C., XIII, 354, 355 ;
Mirouer, p. 300 (
Add. et
Corr., § 17) etc. Je ne sais ce qui lui a fait attribuer
kreirio, reliques, au trécorois, mais j’y soupçonne un emprunt individuel au gallois (
creiriau), comme dans
c’houibon, cigogne (hors de Léon,
c’huibon, Dict. franç.-bret. de Gon.), etc. C’est pourquoi ces mots sont absents du
Gloss. moy. bret., comme ceux du
Barzaz-Breiz que l’auteur lui-même m’avait conseillé d’écarter. Ces exclusions n’avaient pas la même raison d’être dans mon Geriadurig (
Vocabulaire breton-français, Saint-Brieuc, 1927), où il ne s’agit pas seulement de matériel usuel de la langue parlée, mais aussi de ce qui peut être utile aux écrivains, comme ne français les mots d’origine savante ou étrangère.
14. C’est à ce titre que j’y ai admis
hud, charme magique (gall.
hud ; cornique,
hus, cf.
Vgl. Gram., I, 58) ; H. de la Villemarqué l’a pris probablement à D. Le Pelletier, pour qui c’était un terme ancien garanti par le P. Grégoire. Garantie peu sûre en elle-même, cf.
Gloss. XII-XXIV, et qui se produit ici dans des conditions fort suspectes : «
Enchantement, charme, magie... ăls.
hudd. rhyn. rhinyau (2) » ; « enchanter... ăls,
hudu,
huriff. » Tout cela a un aspect gallois, sauf
hudiff, infinitif qui a dû être suppléé par l’auteur, suivant son habitude. Le correspondant du gall.
hud aurait été *
hut, qui a pu exister en vieux-beton et même au commencement du moy. bret., mais dont aucune trace ne se trouvait dans les documents anciens de Pel., sans quoi il l’aurait dit. Quant aux composés qui accompagnent hud,
hudglazard (qui devrait être
hudc’hlazard), caméléon, est une formation arbitraire, et
hud-laer, aigrefin, escroc, donc l’origine est attribuée au gallois, paraît dû à une fausse étymologie de
c’houiblaer, voleur adroit, filou.
(2) Ce mot, pluriel du précédent, figure v.
mistere : « Les mistéres de la Foi...
ăls. An Rhinyau ez an Feë » ; mélange peu rassurant de gallois et de breton moderne inexact ! » "
Annales de Bretagne, Sur le prophète Guinclaff - Emile Ernault - Notes sur l'article - vol. 39 - 1931
Attention, il y a une coquille dans l'article, lire : « enchanter... ăls,
hudu,
hudiff. »
http://farm3.static.flickr.com/2534/3994749701_006cda6191_o.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2669/4013792604_5cd7ca1530_o.jpgăls, G. de Rostrenen explique ainsi cette abréviation dans son dictionnaire :
Als, c'est-à-dire alias, autrefois. Cette abréviation se met pour faire entendre...