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 Portus Itius

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Marc'heg an Avel
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MessageSujet: Re: Portus Itius   Dim 7 Juin 2009 - 7:38

Salut,

Pour la question de la vérité dans les propos de César, un ouvrage particulièrement important :

- L'art de la déformation historique dans les Commentaires de César. Michel Rambaud. Belles Lettres. 1966.

J'en donnerai au besoin des extraits.

------------

Pour les Belges installés dans e sud-est de la G.B, pas de problème : c'est la dernière grande vague dite 'celtique', constituée de démembrements de Belges du continent. Entre autres les Atrebates qui, là comme plus tard, sous Caligula et Claude, se montreront favorables aux Romains.

------------

Une question de détail qui a son importance : comment expliquer la Leulène, grande route romaine rectiligne d'Arras à Escalles, en passant par Thérouanne, et qui aujourd'hui aboutit nulle part. Il n'est pas impossible que l'érosion ait fait disparaître un port maritime à cet endroit. Mais on n'en n'a pas de preuve archéologique. Et la question des vents va à l'encontre d'une expédition vers Douvres.

La Baie de Somme elle même est riche en abris et havres. Il serait bon de ne pas oublier St Valery sur Somme, d'où s'est embarqué Guillaume Le Conquérant. Nous en reparlerons probablement.

Pour info, voir mon étude : Genèse de la Bretagne armoricaine.

http://www.marikavel.org/genese/genese-titre.htm

Je ne cache pas que j'aimerais avoir connaissance le plus vite possible des études de Ch. Coquil.

JCE studiañ

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"Ne te borne pas seulement à respirer avec l'air qui t'environne, mais à penser désormais avec l'intelligence qui environne tout. La force intelligente, en effet, n'est pas moins répandue partout, et ne s'insinue pas moins, en tout être capable de s'en pénétrer, que l'air en tout être qui peut le respirer".

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Dim 7 Juin 2009 - 17:25

Bonjour,

En compulsant mes documents, j'ai retrouvé cette note en rapport avec la Leulène, et que j'avais intégré à l'article consacré à celle-ci :

"R. Ringot, Ogam, n° 106, p 157, figure 6, donne à cette route le nom de Via Itiana. L'intention évidente de l'auteur est d'identifier Sangatte (le Port / la Porte des sables), à Portus Itius. Il s'agirait d'un double nom pour une même route".

Question : d'où R. Ringot tient-il ce nom Via Itiana.

Preuve, ou simple conjecture de l'auteur ?

JCE studiañ

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Mar 9 Juin 2009 - 9:03

Bonjour,

Je suis en train de collecter des documents pour élaborer une page spécifique sur le Portus Itius.

Voici un extrait de la Cosmographie de Ptolémée, manuscrit du XVè siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de Naples.
- 1990 Orsamaggiore-torriana (FO). Italy.
- 1990 Bookking International. Paris. Fr




Itiu Promontari s'y trouve à l'ouest de Gesoriacu.

Mais les historiens s'accordent à reconnaître que les données de Ptolémée, ainsi que leurs interprétations, contiennent des erreurs.

Pour info et doc.

JCE studiañ

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Mar 9 Juin 2009 - 10:36

Pour la page de collecte :

http://marikavel.org/gaule/portus-itius/accueil.htm

En cours.

JCE studiañ

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Mar 9 Juin 2009 - 12:47

Marc'heg an Avel a écrit:


http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Autour_de_Boulogne_sur_Mer/Agglomeration_de_Boulogne_sur_Mer/2008/04/20/article_jacques-mereau-leve-la-fausse-enigme-de.shtml

-------------

JCE studiañ


En tout état de cause, le propos de Jacques Mereau ne fait jamais que reprendre celui de Camille Jullian, déjà vieux d'un siècle, comme en témoigne lecui de L.-A. CONSTANS (1926) :

- IV,22, note 5 : "Ce port était selon toute vraisemblance Boulogne, le Portus Itius de la seconde de la seconde expédition en Bretagne (V, 2, 3 et 5,1). Pour l'identification de Portus Itius, sur laquelle il existe une très abondante littérature , cf. Juillian, III, p. 337, n. 8. Le port où étaient retenus les 18 transports est Ambleuteuse, à environ 10 kilomètres à vol d'oiseau au nord de Boulogne".

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JCE studiañ

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Jeu 11 Juin 2009 - 20:35

Voici un extrait important de l'étude de Roland DELMAIRE, déjà cité :

---------------
p. 94. in fine

Le Portus Itius

a) Théorie du Sinus Itius (carte fig. 6)

Nous avons déjà eu l'occasion de signaler cette thèse liée à la question de la transgression dunkerquienne (voir chapitre II). Rappelons que Malbrancq imaginait un golfe à la place de la basse et moyenne vallée de l'Aa, jusqu'au-delà de

------------------------------------------------------

p. 95

Saint-Omer : ce serait le Sinus Itius d'où viendrait l'ancien nom de Saint-Omer (Sithiu). Pour compléter sa thèse, Malbrancq situe là aussi le port de Gesoriacum qui n'est plus Boulogne mais le lieu dit Soyecques à Blendecques (qu'il transforme en "Sorieck" pour les besoins de sa démonstration). Ainsi le Portus Itius serait Saint-Omer et c'est sur la Melde, au sud de cette ville que César aurait fait construire ses bateaux (137). Cette théorie, qui connut à un certain moment un grand succès auprès des historiens locaux, ne repose en fait que sur de vagues présomptions étymologiques sans aucune valeur. On a vu que le prétendu golfe de l'Aa n'existe pas — à plus forte raison au temps de la conquête romaine où le littoral était stabilisé sous sa forme actuelle comme le montrent les découvertes archéologiques — et la recherche déjà fort invraisemblable en elle-même du Portus Itius dans la vallée de l'Aa ne doit être citée que comme une curiosité issue de la féconde imagination d'un auteur qui a sclérosé pendant plus de trois siècles les recherches historiques en Morinie.

B). Le Portus Itius situé en Flandre

Ce sont encore des ressemblances étymologiques très vagues qui ont amené certains auteurs à localiser le Portus Itius sur la côte de la Flandre, notamment à Mardick où l'on prétendait voir un ancien Mardiccius (138) ou encore à Grave-lines sur l'embouchure de l'Aa (139). Toute étude un peu sérieuse du texte de César montre que ces théories sont indéfendables et ne correspondent pas aux données du texte, ni pour la longueur du trajet, ni pour le sens de la traversée, ni pour les possibilités de mouillage, ni pour les vents et les courants.

c) Le Portus Itius localisé dans le Calaisis

Plus nous nous rapprochons du cap Gris-Nez, plus les localisations proposées prennent de l'intérêt et plus croît le nombre de leurs partisans. On a ainsi proposé plusieurs sites du Calaisis :

— Waldam près d'Oye : mais ce site, qui n'a guère de défenseurs (140), ne peut invoquer que son nom ancien qui prouverait son existence dès l'époque gauloise : Cavaldunum qui apparaît dans une charte de 1110 (141) mais il s'agit sans doute d'une construction pseudo-antique traduisant la forme flamande - dam (digue) par une terminaison connue par ailleurs.— Calais a eu jadis de nombreux partisans mais la nature de la côte ne plaide guère en faveur de ce port et l'hypothèse de son identification avec Portus Itius ne peut plus être soutenue (142).— Avec les parages du cap Blanc-Nez (Sangatte et Escalles) la discussion devient plus serrée et les arguments favorables plus nombreux. Comme pour Wissant, autre lieu souvent cité comme étant le Portus Itius, on peut invoquer le fait qu'ils sont les points les plus rapprochés de la côte anglaise. Le mouillage permet de grouper de nombreux bateaux dans la rade du cap Blanc-Nez qui devait être plus abritée autrefois car le cap recule peu à peu sous la puissance de l'érosion. L'arrière-pays n'y est pas marécageux mais prospère et capable de subvenir aux besoins d'une armée en campement. Du sommet des falaises, on peut par beau temps apercevoir la côte anglaise. L'identification du Portus Itius avec Sangatte

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p. 96

ou ses abords a séduit divers auteurs et a été reprise il y a quelque temps par d'éminents historiens (143). R. Dion lui a consacré plusieurs articles dont les conclusions sont assez originales et qui intéressent trop notre région pour que nous ne nous y attardions pas un instant. Selon Dion, le trajet de César serait à réexaminer : il faut le concevoir du nord au sud, du Rhin vers le détroit du Pas-de-Calais. A l'appui de sa thèse, il invoque un passage de Strabon (IV,5,2) : « Quand on part du Rhin, on ne s'embarque pas aux bouches même du fleuve mais chez les Marins, qui sont voisins des Ménapiens, à Itium, la station dont César fit sa base navale quand il se prépara à passer sur l'île» (trad. Lasserre). Mais les conclusions de Dion nous semblent une interprétation abusive du texte de Strabon et en contradiction avec certains points du texte de César.

a) Rien n'indique que le trajet signalé par Strabon pour le règne d'Auguste soit celui que suivit César précisément en 55. Strabon dissocie deux choses distinctes dans son esprit : d'une part que la route habituelle pour aller des bouches du Rhin en Bretagne n'est pas directe mais suit la côte des Flandres jusqu'en Morinie et d'autre part que c'est du Portas Itius que César partit pour conquérir la Bretagne, ce que personne ne peut contester. La première affirmation de Strabon, sur la route suivie par les bateaux, peut s'expliquer par une survivance du temps où les Morins faisaient l'essentiel du trafic avec la Bretagne mais aussi beaucoup plus simplement par le désir d'éviter la traversée en haute mer et les coups de vent. La navigation le long de la côte permet de rester à l'abri au bord du rivage et de couper au plus court par le détroit du Pas-de-Calais. Evidemment, la traversée, si l'on vient du Rhin, se situe avant le cap Gris-Nez et le texte de Strabon ainsi interprété amènerait à placer le Portas Itius à l'est du cap, c'est-à-dire à Wissant ou Sangatte. Or, cette démonstration part en fait d'une traduction incorrecte de Strabon ; si on regarde le texte grec, on lit en effet non pas « chez les Morins... à Itium » mais « chez les Morins... chez qui se trouve aussi Itium » (mention grecque à intégrer) . Il n'y a pas à conclure qu'à l'époque d'Auguste on faisait escale à Ition pour aller du Rhin en Bretagne : Strabon, parlant des Morins rappelle seulement que c'est chez eux que se trouve ce port fameux. Cette traduction rectifiée m'amène à penser au contraire que le Portus ne peut pas être situé entre le Rhin et le cap Gris-Nez car Strabon n'aurait pas manqué d'insister sur ce port si le trajet y avait vraiment fait escale ou si l'on était passé à proximité.

b) Dion pense qu'en 55, César, après avoir lutté contre les Usipètes et les Tenctères sur le Rhin, mena son armée par la voie de mer du Rhin au Portus Itius. Or, le texte de César reste difficile à interpréter. La construction d'un pont sur le Rhin est considérée par Dion comme une manifestation de prestige et non pas comme une nécessité stratégique pour faire passer les troupes sur l'autre rive. On note pourtant que César ne dit mot d'une quelconque démonstration navale, maritime ou fluviale. Est-ce vraiment parce que ce genre d'opération est moins glorieux que lès opérations terrestre ? Mais César n'a pas de scrupules à conter les péripéties de la campagne navale contre les Vénètes et ses expéditions en Bretagne et il ne manque pas de décrire le soin qu'il apporte à la flotte ; face au brillant marin qu'était Pompée, César avait au contraire beaucoup de bonnes raisons de glorifier ses prouesses navales. Après avoir quitté le territoire des Ubiens, il ne signale aucun mouvement de flotte sur le Rhin (dont il pouvait tirer avantage

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p. 97

s'il avait eu une flotte à sa disposition), ni aucune action contre les Ménapiens qui sont encore insoumis aux bouches du Rhin l'année suivante. Bien plus, César, bien que pressé par le temps et la saison fort avancée, est obligé d'attendre l'arrivée d'une flotte qu'il n'a manifestement pas sous la main (144).

c) Dion applique à la Morinie, et plus particulièrement au Calaisis, un passage de Varron (1,7) décrivant un pays proche du Rhin où l'on marne les terres et où l'on brûle des roseaux pour remplacer le sel. Or, les fouilles ont montré que toute la côte de l'estuaire de la Canche à celui de l'Yser a des installations de salines dans l'Antiquité. En particulier les fouilles de Cabal à Ardres montrent une fabrication de sel qui rend bien inutile le procédé décrit par Varron qui ne se conçoit que pour des régions de marécages à l'intérieur des terres.

d) Un autre obstacle important empêche encore de situer le Portus llius à l'est du cap Gris-Nez, c'est le régime des vents et des courants tel que le décrit César. Celui-ci insiste plusieurs fois sur ces questions et cela montre l'importance qu'il y attache et dont il serait dangereux de ne pas tenir compte pour situer le Portus Itius. Il rapporte d'abord que le vent Corus (du nord-ouest) empêche la flotte de sortir du port (V,7,3) puis que le vent Africus (du sud-ouest) lui permet de prendre la bonne route jusqu'au moment où il tombe ; la flotte est alors déviée par les courants et il faut ramer pour gagner un courant favorable qui ramène vers la côte anglaise (V,8,2). Dans la vaste rade du cap Blanc-Nez, même en supposant un recul du promontoire depuis l'époque romaine, le vent ne peut empêcher un marin un peu expérimenté de gagner le large en louvoyant un peu. Mais surtout le vent Africus ne peut en aucune façon conduire un bateau de Wissant aux environs de Douvres : le vent du sud est encore appelé par les marins boulonnais "vent de Norvège" et il entraîne vers les côtes de Flandre. Au contraire, ce régime des vents et courants correspond exactement à ce que l'on a à partir de Boulogne : dans l'estuaire piofond de la Liane, la sortie est impossible par vent du nord-ouest un peu violent pour peu qu'on ait une flottille abondante et ancrée assez loin de la mer. Au contraire, le vent du sud permet de sortir du fleuve et pousse droit vers le détroit du Pas-de-Calais où l'on rencontre les courants côtiers qui peuvent soit ramener vers les côtes françaises, soit déporter vers la côte anglaise (phénomène bien connu des personnes qui tentent la traversée du détroit et qui préparent leur itinéraire en fonction de ces courants). Comme Dion, on peut penser que le terme Itium désigne tout un secteur côtier, comme Cantium pour la côte anglaise qui lui fait face (145). Le cap Ition est situé par Ptolémée à l'ouest de Gesoriacum (Boulogne) mais on sait qu'il y a chez lui de nombreuses erreurs de détails pour les pays de l'occident et on évitera d'en tirer des conclusions hâtives en identifiant Itium avec le cap d'Alprech (146) plutôt qu'avec le cap Gris-Nez qui s'imposerait davantage.

La localisation précise du Portus Itius reste un problème à régler par l'archéologie et des fouilles retrouvant de façon certaine un camp romain quelque part entre la Liane et Calais ; à cet égard, on trouve des antiquités gauloises un peu partout sur la côte : Etaples, Boulogne, Wimereux (en abondance), Audresselles, Wissant, Sangatte... Mariette a cru pouvoir rapporter au Portus Itius l'établissement du début du 1er siècle qu'il a fouillé à la Motte-au-Vent à Wissant, mais cet établissement de colline n'est pas un site portuaire et il est de toute façon tardif

------------------------------------------------------

p. 98

(fragments de sigillée). Que Boulogne, Wimereux, Sangatte et Wissant aient été des ports des Morins, aucun doute là-dessus mais rien ne permet de dire que le Portus Itius soit l'un d'eux par les seules découvertes qui y ont été faites jusqu'à présent. Le site de Wissant connu sous le nom de Camp de César, sur lequel s'appuyaient les tenants de cette localité, a fait l'objet d'une campagne de prospection électromagnétique qui s'est révélée négative et n'est certainement pas un ancien campement romain. En attendant de nouvelles confirmations, nous admettrons que Sangatte est un port gaulois relié à Thérouanne par une route dont nous aurons souvent l'occasion de parler, que Wissant a connu un habitat à la fin de La Tène et fut sans doute aussi un petit port celtique, qu'une agglomération gauloise existait à Wimereux mais que le site de Boulogne a le plus de chances de correspondre au Portus Itius : certes, des points sont plus rapprochés de la côte anglaise, mais c'est bien d'ici que le trajet est le plus facile comme l'affirment les auteurs, et c'est ici que les données de César se trouvent vérifiées au mieux.

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Pour info.

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MessageSujet: Re: Portus Itius   Sam 1 Aoû 2009 - 16:38

Je reprend ici un passage du texte publié dans le fil du calcul et vérification des dates :


Guillelmi Paradini, de motibus Galliae expugnato receptoque Itio Caletorum. Lugduni, 1558, in-4°.

L'auteur joint le nom Itio à celui de Caletorum.

Ce texte date de 1558

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Pour observation.

JCE studiañ

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MessageSujet: Portus itius à Wissant (tardinghen exactement)   Mar 8 Sep 2009 - 18:10

J'ai de nombreux documents dont le débat n'est plus a faire a ce sujet, si cela vous intéresse......

Jacques Méreau lève la «fausse énigme» de Portus Itius, titre la Voix du Nord; cela m'énerve d'autant plus qu'il n'y a jamais eu de débris antiques a l'endroit ou il pense trouver le camp ou César embarqua.

Je pense que Monsieur Jacques Méreau a voulu bien faire mais s'est laissé emporter par son patriotisme vis a vis de sa ville natale et a voulu l'embellir historiquement au détriment de la "vraie" histoire.
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MessageSujet: Re: Portus Itius   Mar 8 Sep 2009 - 20:16

Salut, Tartar,

et bienvenue sur ce forum.

Notre réponse est fort simple : tout nous intéresse, qui va dans le sens de la Connaissance et de l'échange gratuit des connaissances, dans l'intérêt de tous et de chacun.

Il y a eu effectivement de nombreuses propositions sur la recherche de l'identification du Portus Itius. Rolland Delmaire en a bien donné un éventail dans son étude sur la cité des Morini.

Le problème majeur, effectivement, tient dans le fait du recul de la côte, sous les effets réguliers maritimes, et il est probable que de nombreux sites ont été purement et simplement enfouis sous les grèves, ou complètement anéantis et disparus. On peut citer le cas de Gesoriacum elle même, qui fut pourtant une ville portuaire importante. Bien plus tard, dans le même secteur, la tour d'Odre, à Boulogne.

Sans oublier la montée du niveau de la mer, appelée 'transgression dunkerquienne', qui a purement et simplement inondé les basses terres en arrière de Calais, et qui correspond à peu près aujourd'hui à la plaine maritime des canaux.

Du côté de la G.Bretagne, j'ai visité les camps de Richborough et de Reculver. Même problème : érosion partielle du fait de la montée des eaux.

A Deal, la grève de débarquement de César a été repérée à 7 mètres environ sous le niveau de la grève actuelle.

Plus au sud de Boulogne sur Mer, nous avons le problème du Marquenterre ( = la mer qui est en terre), le cap Hornu, à St Valery, etc.

Même, au nord, le site originel de Wissant fut englouti par une tempête de sable.

Et que dire de la Leulène, cette route romaine qui aboutit ... nulle part, entre Sangatte et Escalles ?

Il y a probablement une foule de sites enfouis et disparus à jamais dans ces secteurs, et avec eux toutes preuves archéologiques.

Je pense que c'est déjà honnête de reconnaître cela.

Et face à cela, nous ne pouvons procéder que par approches successives, hypothèses sincères ou conjectures de bonne foi, mais qu'il nous manquera probablement toujours la preuve finale et indiscutable.

N'hésite donc pas à nous donner ce que tu penses être en mesure de contribuer à l'approche de l'identification du Portus Itius.

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JCE studiañ

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Portus Itius

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