Extrait de Georges DOTTIN : Les celtes. op. cit. p. 45-46
"Les chiens celtes étaient très réputés, surtout ceux des Morins, des Bretons, des Belges. Les
vertragi (veltres) étaient très rapides à la course. Pline assure que les Gaulois faisaient couvrir leurs chiennes par des loups et qu'ils donnaient pour guides à leurs meutes les métis ainsi obtenus. Les chiens bretons, comme ceux de leur pays, étaient utilisés pour la guerre par les Celtes du continent. Le roi arvernes Bituitos avait une garde composée de chiens, qui ne devaient faire qu'une bouchée de l'armée romaine. Ainsi, dans l'Irlande de l'épopée, le chien Ailbe suffisait à garder à lui seul le royaume de Laighen.
La chasse était, avec la guerre, la principale occupation des Celtes. Ils y étaient fort habiles. Ceux qui considéraient la chasse, non comme un moyen d'alimentation, mais comme une distraction, ne se servaient point de filets. Les Celtes riches envoyaient dès l'aurore explorer les lieux où ils soupçonnaient la présence d'un lièvre au repos. Quand on leur avait rendu compte, ils se rendaient au lieu indiqué et lançaient leurs chiens après avoir fait lever la bête. Ils y employaient deux espèces de chiens : les uns cherchaient la piste, les autres étaient tenus à l'endroit où il était vraisemblable que le lièvre dirigeât sa course, pour se lancer sur lui à son passage. A chaque animal qu'ils avaient pris, des Celtes mettaient de côté une petite somme d'argent : deux oboles pour un lièvre, une drachme pour un renard; quatre drachmes pour un chevreuil. Au bout d'un an, au jour de la naissance d'Artémis, on ouvre le trésor ainsi constitué, et on l'emploie à faire les frais d'un sacrifice à la déesse et d'un banquet où les chiens paraissent couronnés de fleurs.
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JCE

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"Ne te borne pas seulement à respirer avec l'air qui t'environne, mais à penser désormais avec l'intelligence qui environne tout. La force intelligente, en effet, n'est pas moins répandue partout, et ne s'insinue pas moins, en tout être capable de s'en pénétrer, que l'air en tout être qui peut le respirer".
Marc-Aurèle. Pensées pour moi-même. Livre VIII; verset LIV".