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 La prononciation des finales en -en

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chopendoz



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MessageSujet: La prononciation des finales en -en   Sam 23 Juil 2016 - 8:24

Bonjour,

On dit toujours qu'en breton toutes les lettres se prononcent. C'est rarement le cas pour les noms de lieux. On prononce bien -ène pour Pont-Aven (29), Trémeven (29), Rosnoën (29), Kernascléden (56), Erdeven (56), Baden (56), Caden (56) mais dans la grande majorité des cas, ce sera une prononciation en -ain : Lesneven, Elven, Ploeren, Trémeven (22), Trebeurden, Rosporden Rostrenen, Cleden, Melgven, Pleuven, Pleyben, Ploeven, Plougonven, Quéménéven, Saint Méen, Plaudren, Ploeren, Quéven, Chatelaudren, Lanvénégen, etc.
Erwan Valérie pense que la prononciation en -ain provient de l'arrivée dans ces villes et gros bourgs d'une bourgeoisie francophone à l'époque de la Renaissance tandis que l'on aurait conservé dans les petits bourgs ruraux la prononciation bretonne originelle.
Le problème est qu'en français le "en" ne se prononce pas "ain" mais "an". Si la prononciation en "ain" découle d'une francisation, on aurait logiquement dû avoir des terminaisons en "ain", "in" ou "aint" mais pas en "en".
Et il semblerait en outre que jusqu'au 18e siècle, Baden et Pont-Aven se prononçaient Badin et Pont-Avin.
Est-on donc bien certain qu'en breton du 18e siècle ou antérieur, toutes les lettres se prononçaient ?

Le problème se pose de la même manière pour les noms de personnes. En breton actuel, on prononcera tous les prénoms bretons à finale en -en en disant "ène". Or, cela ne vaut quasiment jamais pour les noms de famille qui remontent à d'anciens noms de personnes : Gloaguen, Gueguen, Droalen, Derrien, Rivoalen, etc. Quelques exceptions avec Gourlaouen, Jaouen.
Le nom de famille Audren se prononce en "ain" mais on dira "Aodrenn" pour le prénom : ne s'agit-il pas d'un effet de mode ? D'autant plus que les anciennes graphies pour le nom de famille attestent bien que l'on prononçait une finale en "ain" : Audrain, Laudren, Laudrain, Laudrein, Keraudran, etc.

Enfin, dans le dictionnaire de Grégoire de Rostrenen (1732), les accentuations sont toujours notées. S'il n'y en a pas, il semble que les finales en -en doivent se prononcer "ain". Exemples :
Abeille : guenanen (p. 4)
Golvin : Goulven, Goulc'hen, Goulyen (p. 464)
Lesneven : lès an Even (la cour d'Even) (p. 569)
Lorsque l'on a une prononciation en "ène", Grégoire le marque de plusieurs façons : parfois avec un double n (comète : steredenn), parfois avec un tilde (steredeñ), parfois avec un tréma sur le "e" (laouën), parfois avec un æ acollé (pierre : mæn mais on a aussi les formes maen, mean, meen).

N'y aurait-il donc pas une autre explication que la francisation qui ne me paraît guère convaincante ?

Pierre Yves Quémener
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Jeannotin
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MessageSujet: Re: La prononciation des finales en -en   Dim 24 Juil 2016 - 18:43

La démonstration n'est absolument pas convaincante car elle ne s'appuie que sur des prononciations françaises et jamais sur une connaissance du breton lui-même. C'est comme si je disais qu'autrefois -ing ou -een se prononçaient [ɛ̃] en anglais parce qu'en français on dit boulingrin [bulɛ̃'gʁɛ̃] pour bowling green. Du reste, le breton est une langue caractérisée par une très grande diversité dialectale et beaucoup de parlers archaïques conservent des prononciations ou des tournures disparues ailleurs depuis des siècles. Des lors, comment se fait-il que la prononciation que vous imaginez n'existe absolument nulle part, dans aucun dialecte breton, pour aucun mot de vocabulaire ni aucun nom de lieu ?

chopendoz a écrit:
Le problème est qu'en français le "en" ne se prononce pas "ain" mais "an"

Comment prononcez-vous : examen, moyen, européen ?
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jeje
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MessageSujet: Re: La prononciation des finales en -en   Dim 24 Juil 2016 - 21:11

Gloaguen , prononcé Gloa-"gain" en français, se prononce / 'gl(w)a:gèn / en breton du bas Léon, si j'en crois Pondaven/Madeg/Riou in AFBL p. 166.

Guégen est en "ène" aussi en Léon, p. 180.

Derrien est en "ène" ou en "añne", p. 138

Idem pour Rivoalen, p. 339.

Le français régional et le dialecte breton local ne prononçait pas un même patronyme ou toponyme de manière obligatoirement identique: il a du exister dans certains cas une tradition de prononciation francophone locale, quand la minorité francophone (généralement détentrice du pouvoir) était implantée en nombre suffisant dans la durée.
Il faut tenir compte aussi des voyelles nasales très nombreuses en breton. En breton vannetais, souvent on n'entend que la voyelle nasalisée et pas le n final.
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MessageSujet: Re: La prononciation des finales en -en   

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