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 L'époque historique arthurienne

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Marc'heg an Avel
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MessageSujet: L'époque historique arthurienne   Mer 12 Juil 2017 - 14:25

Bonjour,

Afin de combler des lacunes historiques graves, je propose d'exposer ici une approche purement historique des années 450 à 550.

On pourra trouver les sources bibliographiques dans la bibliographie de l'étude Emgann Karaez / La Bataille de Carohaise.

-----------------------

Commençons par dresser un tableau de l'empire romain de cette époque :

1. L'empire d'Occident à partir de la mort de Marcien (26.01.457).

La deuxième partie du Vè siècle a été particulièrement mouvementée du point de vue politique et militaire. (1)

La déposition d'Avite le jeudi 17 ou vendredi 18 octobre 456, et le décès de Marcien le samedi 26 janvier 457, ont laissé virtuellement l'Empire tout entier sans empereur.

L'initiative de la proclamation d'un nouvel empereur est prise par Aspar, chef tout puissant de la milice d'Orient, et issu du peuple alain. Il proclame son principal intendant Flavius Valerius Leo, le jeudi 07 février 457, espérant bien en tirer large profit.

Le nouvel empereur, connu dès lors sous le nom de Léon Ier, en accord avec son 'parrain' Aspar, nomme aussitôt, le mercredi 27 février, le comte Ricimer patrice d'Occident et Majorien, le chef de la garde impériale, au grade de généralissime pour l'Occident. Majorien n'étant pas satisfait de cette nomination, se fait proclamer empereur par ses soldats à Ravenne, le lundi Ier avril 457. Léon Ier accepte seulement de lui reconnaître le titre de césar. Quoi qu'il en soit, Majorien se fait proclamer auguste le samedi 28 décembre 457.

Durant l'année 457, Majorien fait remettre l'aristocratie gallo-romaine au pas, par son fidèle Aegidius aidé de ses auxiliaires francs, en s'emparant de Lyon, capitale des Gaules, en chassant les Burgondes qui y sont installés. Majorien s'installe à Arles au début de 459. La surprise vient alors de Ricimer, qui fait capturer Majorien à Tortones, entre Gênes et Pavie, le mercredi 02 août 461, puis décapiter le lundi 07 août suivant.

Ricimer tente alors de placer sur le trône impérial d'Occident l'une de ses marionnettes, Libius Sévère, qu'il proclame empereur le dimanche 19 novembre 461. Mais cette proclamation n'ayant jamais été entérinée ni par Léon Ier ni par le Sénat, Ricimer fait empoisonner Libius Sévère le dimanche 14 novembre 465.

Cette disparition marque le début d'une vacance de pouvoir de plus d'un an en Occident. Cette vacance va durer jusqu'au début de l'année 467, date à laquelle Léon Ier, à nouveau en accord avec le patrice Ricimer, nomme césar pour l'Occident le grec Procopius Anthemius, qui a été général, puis patrice en Grèce, puis consul en 455 en compagnie de l'empereur Valentinien. Arrivé en Italie, Anthemius est proclamé empereur par l'Armée, le mercredi 12 avril 467. Cette proclamation ne semble pas être du goût d'Euric, roi des Wisigoths fédérés d'Aquitaine, qui rompt tout simplement son foedus et entame une partie de bras de fer avec les autorités de Rome. (2)

Quoi qu'il en soit, le couple Anthemius-Ricimer semble fonctionner positivement puisqu'en novembre ou en décembre de cette même année, Ricimer épouse Alypia, la fille d'Anthemius. Le lundi Ier janvier 468, Anthemius inaugure à Rome son second consulat. Son panégyrique est prononcé par Sidoine Apollinaire. (3)

Mais les espoirs sont bien vite déçus. En cette même année 468, le patrice Basiliscus, oeuvrant pour le compte des deux empereurs Léon Ier et Anthemius est battu par les Vandales qui s'emparent de la Sicile. L'année suivante, en 469, une armée bretonne commandée par un certain Riothame, qui a répondu à l'appel d'Anthemius, est battue à son tour à Déols par Euric, le roi des Wisigoths d'Aquitaine. Mais ce dernier est arrêté sur les bords de la Loire par les troupes franques de Childéric et du comte Paul. (4)

Dès 470, les relations se dégradent entre l'empereur Anthemius et son gendre le patrice Ricimer. Celui-ci quitte Rome et s'installe à Milan, d'où il peut plus facilement intervenir contre les Barbares installés dans les Alpes.

En 471, Euric écrase à nouveau l'armée impériale commandée par Anthemiolus, le fils de l'empereur, sur la rive gauche du Rhône, mais est contraint de repasser le fleuve, refoulé par les Burgondes, alliés de l'empereur.

Le 23 mars ou avril 472, Ricimer décide de proclamer un nouvel empereur, un noble et sénateur romain du nom d'Olybrius, avec l'aide de Genséric, le roi des Vandales, et avec l'approbation du Sénat romain lui-même. Au début de l'été 472, Ricimer attaque Rome, et après un siège difficile de près de deux mois, finit par s'en emparer. Le mardi 11 Juillet 472, Anthemius est découvert par les soldats de Ricimer, et exécuté. Ricimer n'aura guère le temps de savourer cette bien litigieuse victoire parricide, car il décède lui même d'une hémorragie le samedi 19 août 472. Olybrius, frappé d'hydropisie, le suit dans la mort le jeudi 02 novembre 472.

Quatre mois plus tard, le jeune prince burgonde Gondebaud, neveu à la fois de Chilpéric et de Ricimer, proclame à son tour Flavius Glycerius. Celui-ci nomme alors Chilpéric patrice. Léon Ier, puis Zénon, refusent de reconnaître Glycère.

Cette même année, Euric s'empare d'Arles, ville impériale, de Marseille, et d'une partie de la Provence.

Zénon décide de se débarrasser de Glycerius, en désignant son cousin par alliance Julius Nepos, juste après la mort de Léon Ier survenue le vendredi 18 janvier 474, comme césar en Occident, avec mission de liquider son collègue d'Occident. Chose faite peu de temps après. Glycère est destitué, et nommé évêque de Salone, en Dalmatie. Le lundi 24 juin 474, Julius Nepos est proclamé à son tour empereur d'Occident dans les environs de Rome.

Mais un coup d'état a lieu à Constantinople : Zénon est déposé par un complot fomenté par sa propre belle-mère l'impératrice Aelia Verina, le jeudi 09 janvier 475, et remplacé par Basiliscus, le frère de celle-ci. Julius Nepos traite avec Euric, le roi des Wisigoths d'Aquitaine et d'Espagne. Il lui reconnaît la souveraineté sur l'Espagne, et le sud de la Gaule, des Pyrénées jusqu'à la Loire et le Rhône, englobant aussi l'Auvergne, ceci en échange de la Provence. Julius Nepos est renversé à son tour par son général Oreste, le jeudi 28 août 475. Il a tout juste le temps de s'enfuir vers la Dalmatie.

Le mercredi 29 octobre 475, Oreste fait proclamer empereur d'Occident à son tour son fils Romulus Augustus, surnommé Augustulus, par l'Armée à Ravenne. A peine un an plus tard, le samedi 28 août 476, Oreste est capturé à Plaisance par les soldats d'Odoacre, dernier fils du roi des Skyres, et décapité. Le samedi 04 septembre 476, Odoacre s'empare de Ravenne et du jeune Romulus, mais lui épargne la vie. Il le destitue, et renvoie à Zénon les insignes impériaux d'Occident. Pour lui-même, il n'accepte que le titre de Roi d'Italie.

Cette date du samedi 04 septembre 476 marque la fin de l'Empire romain d'Occident, en tant que tel.

... et les Wisigoths s'emparent à nouveau de la Provence, et les Burgondes étendent leur royaume jusqu'à la Durance !

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MessageSujet: Re: L'époque historique arthurienne   Mer 12 Juil 2017 - 20:35

Puis la Bretagne romaine (Grande Bretagne jusqu'au Mur d'Hadrien) :

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3. La Grande-Bretagne à partir de 410 après J.C

Vortigern

Le résumé de la situation politico-militaire de la (G)Bretagne romaine est assez similaire à celle de l'Empire d'Occident : une pagaille suicidaire !

Lorsque les responsables de l'Empire ont progressivement retiré les troupes de l'Ile pour faire face aux dangers sur le continent, les Britto-romains ont bel et bien été obligés d'organiser eux-mêmes leur propre défense. Ils l'ont fait, faut-il le préciser, en conservant totalement le sentiment d'être et de rester des citoyens romains à part entière, dans l'attente que l'Empire réussisse à rétablir la situation et à replacer des troupes dans l'Ile.

Le premier chef militaire élu dont nous connaissons le nom est un certain Coel-Hen qui a eu à traiter immédiatement des problèmes sur les frontières du nord et du côté de la Mer d'Irlande. On voit aussi apparaître à cette époque des renforts de la part d'un clan puissant non soumis à l'autorité romaine, mais agissant apparemment comme des fédérés, à savoir le clan de Cunedda et de ses nombreux fils.

Vitalinus alias Vortigern (= Superbo Tyrano), originaire de Glevum / Gloucester, succède vers 425 à Coel-Hen en tant que dux de Bretagne, c'est-à-dire en tant que généralissime des armées de Bretagne (1). Sans cesse confronté aux incursions de plus en plus ravageuses des Bretons barbares situés au nord du Mur d'Hadrien, appuyés par les Pictes et les Scots, Vortigern fait appel aux autorités romaines pour l'aider à remettre de l'ordre dans l'Ile. Malheureusement, le patrice Aetius qui commande alors en Gaule ne peut répondre positivement au pressant appel du dux de Bretagne, car il est lui-même occupé à défendre les frontières du Rhin contre d'autres peuples barbares de plus en plus menaçants. Pour ce faire, il est lui-même obligé de regrouper toutes les forces continentales disponibles, constituées aussi bien de citoyens romains, comme les Gaulois et les Bretons de Létavia, que de barbares fédérés à l'Empire comme les Francs, les Burgondes, les Wisigoths, et les Alains (2).

Voyant qu'il ne peut attendre de l'aide du continent, Vortigern décide alors de faire appel lui aussi à des peuples germaniques qui se présentent comme favorables à l'Empire, en l'occurrence à des peuples du nord de la Germanie, riverains de la Mer du Nord, les Jutes et les Angles, qui viennent ainsi grossir les contingents saxons déjà intégrés depuis près de deux siècles. Il n'y a en cela rien d'extraordinaire ni de répréhensible en soi du point de vue politique, car cela fait déjà longtemps que les autorités romaines procèdent de la même façon, et elles le feront pendant encore longtemps. Certains empereurs eux-mêmes, aussi bien en Gaule qu'en Bretagne, en Grèce, ou en Orient, se sont laisser aller à de pareilles embauches, y compris même dans certains cas dans le but de lutter contre les propres armées de l'Empire.

C'est ainsi qu'à la demande de Vortigern, dux de Bretagne, Hengist et Horsa et leurs guerriers Jutes venus prêter main forte aux Britto-romains débarquent à Ebbsfleet (Ypwines fleot), dans la Pegwell bay, près de Canterbury (3).

La Chronique Anglo-saxonne, dans les versions Parker et Laud, date l'évènement de l'an 449:

" In this year Mauricius and Valentinian obtained the kingdom and reigned seven years." "Cette année-là, Mauricius et Valentinien obtiennent le royaume (= l'Empire = le consulat) et règnent pendant sept ans". La version Cotton donne la date de 448. On peut cependant remarquer un lapsus commun aux trois versions : l'empereur Valentinien a été consul, pour la 7ème fois, avec Gennadius Avienus, en 450, tandis que la forme Mauricius est donnée pour une confusion avec l'empereur Marcianus, consul en 451, en compagnie de Valerius Faltonius Adelfius. Nous disposons par conséquent à propos de cet événement d'une marge d'erreur qui va du jeudi Ier janvier 448 au lundi 31 décembre 451.

Quoi qu'il en soit de cette imprécision relative de date, les alliés Britto-romains et Jutes parviennent ensemble à expulser les barbares Pictes et Scots de la province romaine de Bretagne. Pour sceller et concrétiser le pacte d'alliance, les Britto-romains donnent en jouissance aux Jutes l'île de Thanet, à l'extrémité sud-est du Kent. Bien plus, Vortigern répudie sa femme, une chrétienne, pour épouser Renwein, la fille de son nouvel allié barbare, le roi Hengist, elle-même barbare et païenne, et ce au grand dam et malgré l'opposition farouche de l'évêque Germain d'Auxerre (4).

L'alliance ne dure malheureusement pas longtemps, car les Britto-romains reprochent bien vite aux Jutes de ne pas respecter les termes du contrat en installant à Thanet plus de population qu'il leur avait était accordé. Ce désaccord finit par se traduire en confrontation armée. Les Bretons et les Jutes s'affrontent une première fois à Rhyd yr Afael / Aylesford, en 455. Les versions Parker et Laud sont d'accord sur l'année, sans autre repère possible de date. La version Cotton n'en parle pas. Deux personnages importants sont tués dans la bataille: du côté breton, Catigern deuxième fils de Vortigern, et du côté Jute, Horsa lui-même, frère du roi Hengist (5). Les Bretons sortent vainqueurs de la bataille, mais tombent ensuite naïvement dans un traquenard tendu par Hengist lors d'un repas de réconciliation. Ils y perdent 360 hommes, et Hengist peut alors s'emparer sans aucune difficulté de Canterbury, une des plus belles capitales provinciales de l'Ile, ainsi que du port de Douvres et de la forteresse de Richborough, deux places particulièrement importantes du point de vue commercial et militaire (6). Assuré de sa victoire, et persuadé que les Bretons n'y pourront rien, Hengist n'hésite même pas à se proclamer roi sur le territoire conquis jusqu'à la rivière Medway et à établir sa capitale dans la ville bretonne de Caer-Caint, qui devient ainsi en langue germanique Cantwaraburg (Canterbury) (7). Vortigern, virtuellement neutralisé par son beau père et sa femme, se voit contraint de reconnaître l'autorité du roi barbare sur ce territoire.

Les nationalistes britto-romains refusent cette reconnaissance et proclament alors comme chef Mortimer, le propre fils de Vortigern (Sioul. Les mercenaires saxons, installés légalement en qualité de fédérés en Bretagne, abandonnent la neutralité qu'ils avaient jusqu'alors observée pour prendre le parti des Jutes, leurs cousins de race, qui reçoivent en outre l'appui supplémentaire des Angles, autres germaniques du nord, et qui plus est des Bretons barbares Pictes et Scots eux-mêmes qu'ils avaient combattus quelques années auparavant. Une deuxième grande bataille oppose très vite les Britto-romains à cette coalition barbare Jutes-Saxons-Angles à Crayford. La version Laud donne l'année 456, et la version Parker l'année 457. La bataille tourne au désastre pur et simple pour les Bretons, qui laissent sur le terrain quatre mille soldats (selon ASC : 4 compagnies). Le reste de l'armée bretonne se réfugie en catastrophe dans les fortifications de Londres. Hengist a donc désormais le terrain entièrement libre et toute latitude pour s'emparer de l'ensemble du Kent. La datation de cet événement présente donc une marge d'erreur allant du dimanche Ier janvier 456 au mardi 31 décembre 457.

Ces trois événements : l'arrivée des Jutes en Bretagne en qualité d'alliés, la bataille d'Aylesford, puis la bataille de Crayford, sont unanimement acceptés par les historiens traitant de l'Histoire de Bretagne, que ce soit du côté 'anglais' ou du côté 'bretons-gallois/cymri'. Elles constituent donc, de l'aveu de tous les chercheurs avertis, des points de repères parfaitement sérieux.

Pour compléter le désastre de Crayford, Mortimer décède peu de temps après. On dit qu'il a apparemment été empoisonné sur ordre de sa belle-mère Renwein. Son corps est inhumé à Londres (9).

Devant ces désastres et ces trahisons à répétitions, les chefs nationalistes bretons cymri (10) décident de destituer Vortigern et finissent par s'en débarrasser en le faisant périr dans l'incendie de la forteresse dans laquelle il s'était réfugié. Pasgen, son fils, est épargné, mais ne pourra plus se prétendre roi que de ses terres de Builth et Gwerthrynion, dans le sud de l'actuel Pays de Galles. On peut donc conjecturer sans risques majeurs que la disparition de Vortigern de la scène politique bretonne peut se situer à partir de fin 456 / courant 457 (11).

     Ces dates correspondent par ailleurs à une époque particulièrement mouvementée au niveau de l'Empire: éviction de l'empereur Avite le 17 ou 18 octobre 456, décès de l'empereur Marcien le samedi 26 janvier 457. Les deux empereurs disparaissent en l'espace de trois mois. Les rênes de l'Empire échoient, le jeudi 07 février 457, à Flavius Valerius Leo (Léon Ier, dit l'Isaurien), qui est tribun et le principal intendant de la maison d'Aspar, un Alain, chef tout-puissant de la milice, et homme fort du moment à la cour d'Orient, qui le proclame empereur (12). En Italie, c'est Ricimer qui gouverne de fait, avec le titre de patrice.

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MessageSujet: Re: L'époque historique arthurienne   Mer 12 Juil 2017 - 21:06

Fiche individuelle 1 : Majorien

Flavius Julius Valerius Maiorianus, plus connu sous le nom de Jules Majorien. Il est né vers 428. Son père était haut fonctionnaire chargé de l'administration des revenus en Gaule. Sa mère était la fille d'un général qui, sous Théodose Ier, commandait les troupes de l'Illyrie. Il fait ses premières armes en 435-437, en Gaule, lors d'une opération de répression contre les Bagaudes. Sous Valentinien III, Pétrone Maxime et Avite, il occupe la charge de chef de la garde impériale. En compagnie de Ricimer, chef des armées, du moins ce qu'il en reste, il capture près de Plaisance, le 17 ou le 18 octobre 456, l'empereur Avite, le destitue et le place sur un autre trône, celui de l'évêché de Plaisance.

           Le mercredi 27 février 457, Léon Ier, empereur de Constantinople, décore Ricimer du titre de patrice et Majorien de celui de généralissime. Mais les deux compères veulent davantage. Ils veulent le trône impérial d'Occident. Si Ricimer ne peut y prétendre à cause de ses origines barbares, Majorien, quant à lui, étant citoyen romain, a toutes les qualités requises. Il n'est donc pas étonnant que l'armée le proclame empereur, le lundi Ier avril 457, près de Ravenne. L'empereur d'Orient conteste cette décision. Il ne reconnaît à Majorien que le titre de césar. Mais celui-ci n'a que faire de ces réticences. Le samedi 28 décembre 457, il prend le titre d'auguste.

           Après avoir subi un échec face aux Vandales, en 460, Majorien est fait prisonnier par son ex-complice Ricimer lui-même qui tient les rênes de l'armée, à Tortones, entre Gênes et Pavie, le mercredi 02 août 461 et décapité sur ordre de celui-ci le lundi suivant, 07 août 461.(4)

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Il n'y a pas de relation directe entre Majorien et l'histoire britto-romaine ni avec le pseudo Arthur, encore bébé en bas âge, s'il était né. Majorien n'est cité ici que comme exemple d'un personnage important prénommé Jules, qui a porté le titre de césar = Julius caesar. Majorien ne sera que l'avant dernier de ce cas.

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MessageSujet: Re: L'époque historique arthurienne   Jeu 13 Juil 2017 - 21:52

Fiche individuelle 2 : Sidoine Apolinaire

Apollinaire (Caius Sollius Sidonius Apollinaris) : Né à Lyon le 05 novembre, en 430 ou 431, dans une famille sénatoriale. Son grand père, Apollinaris, avait été préfet du prétoire des Gaules en 408, sous Constantin III. Le nom du père de Sidoine Apollinaire n'est pas connu (Nous savons que celui-ci a été préfet du prétoire des Gaules en 448-449). Sidoine est déjà marié à Papianilla, fille de Flavius Eparchius Avitus, premier sénateur d'Auvergne et déjà âgé de vingt-quatre ans quand celui-ci est proclamé empereur, le samedi 09 juillet 455. Cette même année 455 il accompagne son beau-père Avitus à Toulouse et à Rome.

Quand celui-ci est assassiné, en octobre 456, Sidoine se retire dans la propriété de sa femme, à Avitacum (Aydat), en Auvergne. Puis il rallie la cause du nouvel empereur Majorien, qui l'élève au titre de comte. Il se retire à nouveau à Avitacum après l'assassinat de Majorien. En 467, sur les conseils de Flavius Caecina Decius Basilius, qui avait été consul pour l'Ouest en 463, il rallie la cause du nouvel empereur Anthemius, dont il prononce le panégyrique le lundi Ier janvier 468, ce qui lui vaut d'être nommé Préfet de la Ville (de Rome) pour cette même année. Sa préfecture à peine terminée, il revient en Gaule en fin 468 ou au début 469 et publie son premier livre de Lettres.

Pour faire face aux prétentions d'Euric, le roi Wisigoths d'Aquitaine, il est fait patrice des Gaules en 469. En 470/471, il est nommé évêque de Clermont. Après l'arrangement politique de 475 entre Jules Népos et Euric, arrangement que Sidoine qualifie lui-même de traité honteux, il se trouve de fait le sujet du roi wisigoth contre lequel il avait auparavant vaillamment défendu l'Auvergne. Sidoine Apollinaire est décédé à Clermont, vers 486-488.

Il avait eu quatre enfants: dont trois filles, Roscia, Severiana, Alcima et un garçon, Apollinaris. Il avait aussi un frère cadet apparemment beaucoup plus jeune que lui. Sidoine Apollinaire a été canonisé et est fêté le 23 août, sous le nom de Saint Sidoine.



carte extraite de Wikipédia. Noter que Carhaix n'est pas indiquée, alors, que de l'avis des archéologues, elle était largement aussi importante que Nantes, Rennes, ou Vannes. Pour le reste, cette carte est fidèle à ce qu'on en sait de l'époque. En 474, l'Auvergne n'est pas wisigote, ce qu'elle devient par le "traité honteux" de 475, à partir de quoi elle devrait apparaître aussi en jaune.

-------------------

Sidoine Apollinaire a permis la connaissance historique de la bataille de Déols, en 469, entre les Britto-romains d'Ambroise Aurèle (Emrys Wledig) et les Wisigoths d'Euric. Par ses relations connues avec la famille des Pontii, de Bourg-sur-Gironde, il nous permet d'identifier dans la légende le personnage Pontius Antonius, gaulois néanmoins vassal et obligé d'Euric, dans la bataille de Carohaise.

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MessageSujet: Re: L'époque historique arthurienne   Ven 14 Juil 2017 - 10:30

Je reviens sur la carte précédente, qui est finalement plus trompeuse qu'elle ne le paraît au premier abord.

En fait, la Bretagne représentée là est celle d'avant 851, avant Noménoé. Tout compte fait, en 475, elle devrait être considérée aussi comme faisant partie du royaume de Syagrius, donc ici en violet, même s'il y a des Bretons installés au nord de la Loire, dont un groupe avec statut particulier au nord des Monts d'Arrée, du Menez-Hom jusqu'à Kerchouan.

Pour lors, Vannes n'est pas encore acquise, pas plus que la cité des Coriosolites.

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